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La religion étant un élément clé dans le processus de paix, soutenir son apprentissage est un grand pas vers la lutte contre l’extrémisme violent.  C’est dans cet ordre d’idée que le Réseau des Jeunes des pays du G5 Sahel a organisé un atelier de plaidoyer sur la régulation du discours religieux. C’était le lundi 4 mars à l’Hôtel Salam de Bamako.

A la cérémonie d’ouverture,  Sidi Ben Ould, président du réseau, a expliqué que les religions sont  souvent accusées d’être à l’origine du terrorisme et de la violence. C’est pourquoi,  le but de cet atelier serait de faciliter la mise à l’échelle des connaissances et expériences  sur les questions d’extrémisme religieux ; de récits religieux radicaux, de menaces sécuritaires et d’incitation à la haine.  Pour y arriver, il souligne que la jeunesse sahélienne  doit jouer un rôle de premier plan dans la consolidation de la paix.

Il déclare par la suite  que cette jeunesse fait face à de nombreux problèmes qui tendent à inhiber sa participation à la consolidation de la paix. Il s’agit des difficultés d’accès à l’éducation de qualité et à l’emploi, la crise de confiance, la violence, le terrorisme et le banditisme résiduel. Dans cette dynamique de consolidation de la paix,  « chrétiens ou musulmans, nous avons tous besoin de paix et d’entente, la différence est une question de croyance», dit-il.

Le président des jeunes du G5 Sahel estime  que toutes les religions prônent un intérêt commun pour l’humanité, la tolérance, le respect des droits de l’homme, l’amour et la solidarité. Pour consolider l’unité nationale, ils doivent travailler main dans la main pour lutter contre tout ce qui effrite la paix et la stabilité dans le Sahel.  Pour mettre fin aux conflits contemporains menaçant l’avenir du Sahel, une tolérance religieuse est nécessaire.

En conclusion, Sidi Ben Ould a rappelé une célèbre phrase de Jean Paul II : «  toute utilisation de la religion visant à promouvoir la violence est un abus de la religion. La religion n’est pas et ne doit pas devenir un prétexte pour les conflits, la religion et la paix vont de pair.  Faire la guerre au nom de la religion est une contradiction face à l’insensé absurde que nous vivons ».

Durant ces deux jours d’atelier, il a été question de mener une analyse externe de l’environnement religieux des jeunes du Sahel et une analyse interne approfondie à travers des discussions autour des forces, faiblesses, opportunités et menace sécuritaire auxquelles les jeunes du Sahel font face ; produire et diffuser des messages principalement religieux, sur la tolérance, le vivre ensemble, l’argumentaire islamique pour la promotion de la paix et la gestion non violente des conflits ; initier des cadres d’échanges entre les jeunes du sahel musulmans et chrétiens dans le cadre du dialogue interreligieux.

Sanata GOITA


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